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L'Hôtel de Ville est situé sur la place de Grève. La première pierre de cet édifice fût posée en 1553, par Pierre de Viole, prévôt des marchands.
L'architecture est un mélange de style grec et gothique.
Les salles de l'Hôtel de Ville servirent d'asile aux délibérations populaires dans presque tous les troubles qui ont agité Paris.
La classe bourgeoise y tint plusieurs assemblées durant les guerres de la Fronde ; c'est dans cette grande salle que les représentants de la commune de Paris siégeaient pendant la révolution.
En 1797, la commune de Paris avait fait place aux conseils de guerre permanents de la 17e division
militaire, qui y siégèrent pendant quelques années.
En 1801, on y rétablit les bureaux de la préfecture de la Seine, et, en juillet 1830, ce fut là que se constituèrent la commission municipale et le gouvernement provisoire.
A côté de la grande salle est la salle du Zodiaque, ornée de bas-reliefs et de tableaux qui se rapportent à cette dénomination.
On y trouve aussi le salon vert et la vaste pièce pratiquée dans les galeries St Jean, où l'on a transféré, en 1817, la bibliothèque de la Ville.
C'est dans cette pièce que c'est tenu l'assemblée des Israélites, dite le Grand Sanhédrin.
Plusieurs sociétés savantes s'y réunissent, notamment la Société centrale d'agriculture.
Voici, d'après Dulaure, l'origine de l'origine de l'Hôtel de Ville: "Le 13 juillet 1357, les bourgeois de Paris achetèrent une maison située sur la place de Grève, qu'avait acquise
Philippe-Auguste, et qui portait le nom de Maison aux Pilliers, parce qu'elle était en partie supportée par une suite de gros pilliers.
Elle fut aussi appelée la Maison au dauphin, parce que Philippe de Valois, qui en avait fait don à la reine veuve du roi Louis le Hutin, la dépouilla ensuite de cette propriété pour en gratifier
Guy Dauphin du Viennois et ses successeurs, princes souverains du Dauphiné.
Cette maison, quoique possédée ou habitée par des souverains, était fort simple, et ne différait des maisons bourgeoises dont elle était voisine, que par deux tourelles.
Elle fut pourtant, jusqu'en 1532, le lieu où les échevins tenaient leurs assemblées et où habitait le prévôt des marchands.
Le corps municipal, dès qu'il en fut propriétaire, y fit exécuter diverses réparations, et l'on voit dans un compte de 1358, qu'en cette année Jean de Blois fut chargé de l'orner de
peintures.
On entreprit, en 1352, de reconstruire cette maison de ville sur un plan plus vaste.
La façade de L'Hôtel de Ville tel qu'il existe aujourd'hui, présente un corps de bâtiment flanqué de deux pavillons plus élevés.
Cette façade est, au premier étage, percée de treize fenêtres et ornée de plusieurs niches.
Elle est surmontée par un campanile où fut, en 1781, placée l'horloge de la ville, ouvrage du célèbre horloger Jean-André Lepautre.
Le cadran de cette horloge est éclairé la nuit par un moyen aussi simple qu'ingénieux.
Cet édifice, depuis qu'il est devenu l'Hôtel de la préfecture du département de la Seine, a reçu des
accroissements considérables que lui à procurés la démolition des bâtiments de l'église et de l'hôpital du Saint-Esprit, situé au nord, et d'une partie de l'ancienne église de
Saint-Jean-en-Grève.
Les appartements sont vastes et parfaitement décorés.
La salle Saint-Jean surtout est remarquable par sa grandeur, son luxe et ses peintures, c'est là qu'ont lieu les grandes réceptions.
C'est à l'Hôtel de Ville que le gouvernement provisoire a été proclamé le 24 février 1848.
Pendant deux mois de nombreuses députations y sont venues saluer la République, elles étaient reçues dans ces beaux salons qu'elles traversaient avec admiration.
Le monument est devenu de nouveau la résidence du préfet de la Seine, qui pendant plusieurs mois avait pris la dénomination de maire de Paris.
Sur la demande de M. le préfet, un crédit (de 36.000fr) lui a été alloué dans la dernière séance pour l'exécution de douze nouvelles statues destinées à la décoration de l'Hôtel de Ville, représentant les figures en pied de Molière, Papin; Lavoisier, Catinat, Voltaire, Monge, Boileau-Despreaux, d'Alembert, Condorcet, Lafayette, Colbert et Ambroise Paré.
Xavier Jolliot dans www.homme-libre-esprit.com
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Il y a aussi la sensualité de l'esprit,le
charme de la personne, je ne fais pas discrimination envers les femmes. Pourvu qu'elle a coeur en or et qu'elle dégage de
l'émotion.
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